SOUS-MENU

Présentation

UN TERRITOIRE IDÉALEMENT SITUÉ

Situé à mi-chemin entre Bayeux (Bessin), Caen et Vire-Normandie (Bocage Virois), le territoire de Pré-Bocage Intercom constitue une zone dynamique du Bassin Caennais qu’il renforce et dont il profite également. Caen et Bayeux se situent à 25 km et celles de Saint-Lô (département de la Manche) et de Vire à une trentaine de kilomètres. Cette situation géographique permet à la population de jouir d’une proximité avec des territoires sources d’emplois, ainsi qu’un accès à de nombreux services qui peuvent parfois manquer sur notre territoire. Concernant l’emploi, certains habitants connaissent une situation de dépendance aux agglomérations qui entourent le territoire, mais l’équilibre entre ceux qui exercent leurs activités sur le territoire et les autres qui travaillent à l’extérieur, permet une régulation des flux de la population. En effet, 41,2% des actifs occupés du territoire de Pré-Bocage Intercom se rendent sur l’agglomération caennaise pour y travailler et 42% d’entre eux travaillent sur le territoire.

Ce dernier, situé dans le Bocage Normand, est essentiellement rural et présente un paysage typique de la Normandie, avec la présence de haies bocagères, vallées et bois. Le bocage est une zone où les champs cultivés et les prés sont enclos par des levées de terre portant des haies et taillis. Ces derniers constituent des alignements d’arbres et d’arbustes sauvages ou fruitiers.

Il est constitué de surfaces agricoles importantes (70% du territoire) et d’espaces d’eau accessibles, offrant des tableaux paysagers de grande qualité et d’une biodiversité majeure. Le territoire possède un capital nature indéniable qui mêle une agriculture riche, des paysages de qualité et de biodiversité associée à l’existence du bocage. Il bénéficie d’un potentiel de développement du tourisme de nature.


Source : SCoT du Pré-Bocage // Rapport de présentation LIVRET 1 –
Diagnostic socio-économique // version arrêt // 29 février 2016

 

Il bénéficie également d’un avantage touristique puisqu’il est idéalement situé entre les plages du débarquement (35 minutes environ) et le Mont-Saint-Michel (1h environ). Traversé par l’Autoroute des Estuaires (A84) qui relie Caen à-la Bretagne, le territoire est un lieu de passage de nombreux touristes dont le potentiel économique doit pouvoir être davantage exploité. Le territoire est un élément caractéristique et important du département du Calvados et de la région Normandie.

 

2.2. UNE POPULATION JEUNE

Une démographie dynamique qui doit être prise en compte dans les nouvelles stratégies.

Selon l’INSEE, la communauté de communes Pré-Bocage Intercom comptait 25 188 habitants en 2013, soit 3.7% de la population du département du Calvados. Sa population est diversifiée, tant par la mixité des âges, que par les multitudes de professions exercées. Avec 38% des habitants âgés de moins de 30 ans, le Pré-Bocage est considéré comme un des EPCI qui comptabilise le plus de jeunes sur son territoire dans le département. De plus, la densité de population est moins importante que celle des villes aux alentours. On compte en moyenne 60 habitants au kilomètre carré, contre 378 pour l’agglomération de Caen et 80 pour la ville de Saint-Lô. 

Une population relativement jeune par rapport aux territoires voisins.

Il comptabilisait 7 827 habitants âgés de moins de 25 ans en 2014, soit 31.5% de ses habitants. De plus, 43% des nouveaux arrivants qui s’installent ont entre 25 et 35 ans, ce qui contribue au maintien du niveau de la jeunesse dans la population. Enfin, la part des personnes dont l’âge se situe entre 30 et 44 ans s’est maintenue, ce qui contribue à expliquer la hausse du taux de natalité sur le territoire, soit une évolution de 12% du nombre de naissances entre 2004 et 2016.

Cependant, un équilibre existe entre la jeunesse et les moins jeunes. En effet, la part des 45-59 ans augmente avec l’arrivée des enfants du baby-boom dans cette tranche d’âge : elle représentait un cinquième de la population en 2011. Enfin, l’allongement de l’espérance de vie entraine une augmentation du nombre des tranches d’âges supérieures âgées de 75 ans et plus. Ces dernières représentaient 9 % de la population du territoire en 2011.

Les habitants présentent des caractéristiques variées, même si les jeunes sont les plus présents. Il est alors nécessaire de prendre en compte l’ensemble des mouvances démographiques, qu’elles soient quantitatives ou qualitatives, dans le projet d’aménagement et de développement du territoire.

En effet, les communes de Pré-Bocage Intercom connaissent un accroissement de leur population (nouveaux arrivants). Cela s’explique en partie par la périurbanisation, présentant des citadins de plus en plus attirés par la vie à la campagne. 43% d’entre eux ont entre 25 et 35 ans et 23% d’entre eux entre 40 et 60 ans. Il est donc nécessaire de développer davantage les services publics adaptés au changement de profil de la population en offrant des services pour accompagner l’ensemble du cycle de vie de la population, des plus jeunes aux plus âgés.

Enfin, le diagnostic met en avant un changement du niveau des professions et des catégories socioprofessionnelles également, avec un renforcement de la mixité déjà présente mais plus faiblement à ce niveau. Il y a aujourd’hui une diminution du nombre d’ouvriers et d’employés due à l’augmentation du nombre de cadres et de professions intermédiaires.

 

2.3. UN CADRE DE VIE DE QUALITÉ

Le territoire conserve son identité rurale, et ceci, malgré la proximité de plusieurs pôles urbains qui l’entourent.

Ainsi, il apparait comme un espace de respiration qui porte, au sein même de ses caractéristiques paysagères et de ses dynamiques de développement, des influences diverses de plaines et de bocage, de bourgs et de villages, du renouveau et des traditions. Ce qui offre aux habitants du territoire, un cadre de vie agréable et attractif.

Une terre de traditions donc, où se mêlent l’héritage agricole bocager et la persistance de l’histoire commerciale et industrielle, une vie locale animée et riche autour des bourgs et une diversité paysagère du territoire, ainsi que de nouvelles dynamiques de développement.

Il présente une armature urbaine à taille humaine dont l’organisation et les fonctionnalités territoriales et urbaines répondent aux besoins des habitants, renforçant ainsi la capacité d’attractivité et de développement du territoire. Cette réalité territoriale constitue une base solide pour construire un projet d’aménagement et de développement durable afin de fixer un horizon de travail commun.

Un point de vigilance est à noter en termes de densité d’équipements. En effet, le niveau global de services ou d’équipements publics est assez modeste par rapport au niveau départemental. La proximité avec la ville de Caen notamment peut expliquer ce constat.

Enfin, le territoire ne compte aucun lycée, malgré un potentiel de 1 000 lycéens qui vont tous les jours étudier dans les agglomérations voisines.

Services, équipements et accès aux soins

Le territoire possède un niveau d’équipements plus faible que ses voisins. Selon le diagnostic du SCoT, le territoire a du mal à suivre la courbe croissante de la population concernant les équipements et les services disponibles. Le diagnostic met en évidence la nécessité de prendre davantage en compte l’allongement de l’espérance de vie dans les politiques d’accueil et de santé. Le territoire compte tout de même aujourd’hui des EHPAD et des résidences d’accueil pour personnes âgées.

Concernant l’accès aux soins, le territoire compte un centre hospitalier, un centre de rééducation ainsi qu’une maison d’accueil spécialisée (MAS) ainsi qu’un un centre de premiers soins à Les Monts-d’Aunay

Notons qu’il y a cependant une faible densité de généralistes, dentistes et surtout de spécialistes.

Pré-Bocage Intercom compte plus d’une dizaine d’écoles primaires et maternelles, sous la forme de regroupement scolaires pour certaines ainsi que trois collèges. Pour ce qui concerne la petite enfance, le nombre de places en crèche est limité, avec une répartition inégale de l’offre du fait que la partie Nord du territoire soit non couverte.

La situation actuelle nécessite de se questionner sur la répartition générale des équipements et le renforcement des polarités existantes, c’est-à-dire Villers-Bocage et Les Monts-d’Aunay.

Une nécessité de développer les politiques culturelles…

Concernant l’accès à la culture, précisons que le territoire compte aujourd’hui 6 médiathèques/bibliothèques (Caumont-sur-Aure, Les Monts d’Aunay, Aurseulles, Val d’Arry, Villers-Bocage, Longvillers) et 3 points lecture (Les Monts-d’Aunay, Seulline, Cahagnes), un cinéma (Les Monts-d’Aunay), une école de musique (Caumont-sur-Aure, Les Monts-d’Aunay et Villers-Bocage) et un site culturel, Le Doc (Aurseulles). Il n’y a, cependant, aucune salle adaptée au spectacle vivant et l’intercommunalité identifie un manque de coordination sur les calendriers des manifestations déjà existantes. Un des objectifs est de mettre en place la construction d’une salle adaptée avec un lieu d’échange culturel, d’information, de conseil, de communication, afin de favoriser la mutualisation, la lisibilité et l’échange concernant la politique culturelle.

… et l’accès au sport

Malgré le potentiel de développement de l’accès au sport pour la population, certains équipements sportifs nécessitent une réhabilitation. De plus, l’agglomération caennaise présente de nouveau une forte concurrence pour ces activités. Le territoire compte tout de même une piscine, des gymnases, une piste d’athlétisme, des terrains de tennis, de football, des terrains multisports (City-stades) et des centres équestres…

Un accès inégalitaire au numérique et au réseau

L’accès au numérique est restreint du fait du faible niveau de réseau sur le territoire. En effet, peu de ménages ont accès à la fibre optique et le très haut débit. Pré-Bocage Intercom a mis en place des espaces publics numériques, afin de permettre l’accès au réseau et aux outils informatiques pour les personnes qui ne sont pas ou mal équipées.

Une bonne situation géographique, mais un manque de mobilité

Du fait de son emplacement géographique, le territoire connait une desserte routière dominée par l’A84, irriguant le territoire du nord-est au sud-ouest grâce à 5 axes échangeurs. Le territoire compte également 4 routes départementales qui permettent d’accéder rapidement aux villes de Bayeux, Saint-Lô, Vire-Normandie et Caen. Cependant, le territoire de Pré-Bocage Intercom est en marge du réseau ferroviaire. Cela complique la mobilité de ses habitants vers les grandes villes nationales, ainsi que vers les agglomérations de proximité pour les habitants sans permis ou véhicules. Il a donc été nécessaire de prendre en compte ces éléments dans les documents d’aménagement urbain afin d’éviter de faire du Pré-Bocage un territoire dortoir. Le réseau Bus verts est bien adapté pour les scolaires. Environ 2 400 scolaires sortent du territoire chaque jour, contre 1 000 pour la ville de Caen. Mais, il y a peu de transports en communs pour les activités extra-scolaires, ainsi que pour les trajets domicile-travail. En 2011, 97% des actifs résidants et travaillant à l’extérieur utilisaient la voiture pour se rendre sur leur lieu de travail. Une seule ligne régulière existe, celle qui relie la ville de Caen à celle de Vire-Normandie et qui dessert plusieurs communes du territoire sur son passage. Notons la mise en place des Taxi Bus en partenariat avec le département du Calvados et réservés aux communes rurales.

Enfin, le territoire compte deux aires de co-voiturage à Seulline (Coulvain) et à Maisoncelles-Pelvey, et de nombreuses aires de covoiturages sauvages non identifiées.

 

2.4. UNE ÉCONOMIE DYNAMIQUE

Le territoire présente un réseau vivant d’entreprises, d’artisans, de commerçants et d’agriculteurs. Il est en effet situé stratégiquement à 20 minutes de Caen et de l’aéroport de Carpiquet. De plus, il est accessible grâce à un axe autoroutier gratuit (A84), qui le relie à Rennes en 1h30 et au Grand Ouest. Il est aussi à la croisée de destinations prisées, à 1h du Mont-Saint-Michel notamment, ou encore à 35 minutes des plages du débarquement et des départs de ferry vers l’Angleterre à Ouistreham.

Des secteurs d’activités diversifiés

Le territoire présente une économie multiple pourvoyeuse d’emplois. Le commerce, l’industrie (notamment agroalimentaire) et l’artisanat dynamisent le territoire. L’offre commerciale de proximité est relativement importante. L’agriculture participe a l’identité du Pré-Bocage, de sa qualité paysagère et de sa biodiversité. Que ce soit en termes d’emplois, d’installations de nouvelles entreprises ou de commerces, le territoire se développe positivement depuis plusieurs décennies.

13 zones d’activités constituant une surface d’environ 122 hectares sont également présentes, dont environ une vingtaine est actuellement disponible. Sur la base du recensement des établissements de la Chambre de Commerces et d’Industrie (CCI), on estime que ces zones d’activités accueillaient 10% des établissements comptabilisés sur le territoire en 2009.

Au total, le territoire compte plus de 2 000 établissements dont plus de la moitié (1 045) sont des entreprises marchandes, hors agriculture.

Les secteurs économiques principaux représentés sont, le commerce (49 %), l’agriculture (20%), l’administration (14%), la construction (11%) et l’industrie (6%).

La zone de chalandise (zone géographique d’influence commerciale) est estimée à 50 000 habitants avec trois principales polarités commerciales : Villers-Bocage, Les Monts-d’Aunay (Aunay-sur-Odon) et Caumont-sur-Aure (Caumont-l’Éventé). Ces polarités sont définies ainsi car elles comportent des supermarchés et des équipements commerciaux de grandes tailles.

Ajoutons que le territoire compte également trois pôles secondaires : Cahagnes, Dialan-sur-Chaîne (Jurques) et Val-d’Arry (Noyers-Bocage).

De plus, le diagnostic met en avant un potentiel pour ce qui concerne le développement des énergies renouvelables : bois-énergie et méthanisation, photovoltaïque, éolien.

Une activité agricole en baisse mais toujours bien présente

L’économie du territoire reste marquée par sa tonalité agricole (591 emplois), qui représente 8.5% de ses emplois et 20% des établissements du territoire. L’agriculture, qui concerne 74 % de la surface du territoire, est une composante importante de la vie économique et sociale du territoire. La moitié des exploitations est orientée vers l’élevage (production laitière) et 14,5% concernent les grandes cultures, en majorité céréalières. Même si le territoire de Pré-Bocage Intercom représente 7% des exploitations du département avec 571 exploitations ; une diminution de l’activité agricole depuis quelques années est constatée. Cette dernière est liée au contexte de la crise agricole concernant l’élevage à l’échelle nationale et à la concentration des exploitations.

Cette baisse de l’activité chez les agriculteurs mène à une augmentation du nombre de bâtiments vacants due aux départs d’exploitants. Il devient donc nécessaire d’étudier les possibilités de réaménagement de ces bâtiments. Cet élément a aujourd’hui une place importante dans le défi de maîtrise d’espace.

Un territoire touristique attractif malgré une faible capacité d’hébergement

Rappelons que le territoire se situe idéalement entre les plages du débarquement et le Mont-Saint-Michel, ce qui représente un fort potentiel touristique pour le Pré-Bocage. Il compte également deux sites touristiques majeurs sur son territoire que sont le Zoo de Jurques (Dialan-Sur-Chaîne) et le Souterroscope des Ardoisières (Caumont-sur-Aure). Ces deux sites touristiques ont attiré 156 000 visiteurs en 2014. De plus, la commune de Villers-Bocage est classée village étape ce qui aide à la visite du territoire pour les utilisateurs de l’A84.

Le territoire est riche de circuits touristiques qui participent à l’attractivité du territoire, comme par exemple la Route des Traditions, ainsi que de nombreux circuits de randonnées et une boucle vélos. L’ensemble de ces éléments encourage à poursuivre les efforts de valorisation des potentialités touristiques du territoire, en conservant l’échelle et la vocation du territoire, un tourisme vert, qui s’appuie sur l’attractivité de son cadre de vie et de ses équipements. Il s’agit de mettre en valeur les caractéristiques du bocage, tout en les protégeant.

Enfin, pour développer l’offre touristique, l’offre d’hébergements doit être améliorée. En effet, l’hébergement hôteliers reste faible sur notre territoire, avec 977 lits marchands, soit 1% du Calvados. De plus, on identifie un manque d’aires de camping-cars et peu de communication concernant les différents sites touristiques à moins grande renommée que le Zoo de Jurques (Dialan-sur-Chaîne) ou le Souterroscope des Ardoisières (Caumont-Sur-Aure).

Des emplois diversifiés et des revenus évolutifs

Avec un taux d’activité de 76% en 2011 contre 72% dans le département du Calvados, le territoire compte près de 7 000 emplois.  32% sont concentrés dans les services et le secteur tertiaire privé, 31% relève du secteur tertiaire public et 21% de l’industrie. Cette dernière est un secteur pourvoyeur d’emploi important, notamment dans le secteur de l’agro-alimentaire, et représente 6% des établissements du territoire. Deux entreprises situées à Villers-Bocage concentrent à elles seules 72% des emplois du secteur industriel : Brocéliande (filiale d’Unicopa) et Elivia (filiale de viande bovine du groupe coopératif Terrena). Les services représentent, quant à eux, la part majoritaire des emplois, et comptent 2 247 emplois au sein de la sphère privée (soit 32% de ce secteur), et 2 180 dans la sphère publique (31%).


Le territoire du Pré-Bocage représente 2.5% des emplois du Calvados, avec 82% de salariés et 18% de non-salariés. On y trouve cinq polarités d’emploi, situées à Villers-Bocage, Les Monts-d’Aunay (Aunay-sur-Odon), Caumont-sur-Aure (Caumont-l’Éventé), Cahagnes et Val-d’Arry (Noyers-Bocage). Les emplois se sont fortement développés depuis quelques années, dans les secteurs publics et privés et également dans le secteur tertiaire. Le diagnostic met en avant le fait que les emplois sont localisés, en majorité, le long de l’axe de l’A84. Se pose alors la question de l’accessibilité et la visibilité des pôles d’emploi, notamment ceux qui ne sont pas situés le long de l’A84.


Concernant le taux d’activité féminin, il s’élève à 73 % (69 % en France). Ce niveau élevé de femmes actives peut s’expliquer par cette proximité de plusieurs pôles d’emplois. Cela rend le territoire attractif pour des couples, pouvant travailler dans les différents pôles accessibles depuis le territoire (par exemple, un des conjoints peut travailler à Saint-Lô et l’autre à Caen). Le taux d’activité féminin élevé s’explique également par la présence des maisons de retraite, de l’hôpital, des Tricots Philips et des assistants maternels (plus de 250 personnes).


L’arrivée de nouveaux actifs a fait baisser le taux de chômage qui a alors perdu 6 points de pourcentage, en passant de 12.3% à 6.9% entre 1999 et 2011. Depuis 2008 (crise financière), la courbe s’inverse puisqu’entre 2008 et 2013, elle est passée de 7.4% à 9.9%. Tendance qui est également observée au niveau régional et national.

Le territoire affiche donc une population active âgée entre 15 et 24 ans et supérieure aux tendances nationales (47,5% contre 43,8% en France). Dans le même temps, la part de la population active dans les classes d’âges postérieures, âgées de 55 à 64 ans, y est inférieure (43,5% contre 44,7%).

Enfin, le degré de qualification des habitants du territoire présente un niveau similaire à la moyenne régionale, mais est plus faible à l’Ouest du territoire : la part des personnes âgées de plus de 15 ans et sans diplôme était de 24,2% à Aunay-Caumont Intercom et de 17,8 % à Villers-Bocage Intercom. L’influence de la ville de Caen est ainsi plus visible à l’est du territoire (effet de périurbanisation), où l’arrivée de personnes habitant auparavant l’agglomération – avec un profil « de classe moyenne » – semble plus ancienne et plus marquée.


La périurbanisation renforce la mixité des populations, diminuant la part d’ouvriers et d’employés sur le territoire, tout en augmentant celle des cadres et des professions intermédiaires. Les revenus nets connaissent ainsi une évolution moyenne de 6% depuis 2006, en sachant que les revenus les plus élevés se trouvent à l’Est du territoire. Cela est lié à l’arrivée de catégories professionnelles supérieures, présentant des revenus plus élevés qu’auparavant. En revanche, cette arrivée massive mène à une diminution du taux d’emploi, puisque le nombre d’emploi disponible aurait tendance à diminuer par rapport aux nombres d’habitants actifs présents sur le territoire.

Cela explique en partie l’évolution positive du revenu moyen net, qui a connu une augmentation de 6% depuis 2006. Elle est plus élevée à l’Est du territoire, plus proche de l’agglomération de Caen. Rappelons, cependant, que 47% des ménages de Pré-Bocage Intercom ne sont pas imposables.

Une forte attractivité résidentielle liée à la dynamique démographique

Attiré par le cadre de vie et sa proximité avec l’agglomération caennaise, les nouveaux arrivants sont de plus en plus nombreux à choisir le territoire pour y vivre. Ce qui mène à une croissance résidentielle élevée. Le territoire présente pour les citadins une attractivité spécifique, qui choisissent de s’installer à la campagne, mais également une attractivité d’opportunité du fait du prix attractif du foncier. En effet, le marché de l’immobilier présente des surfaces de terrain supérieures à celles de l’agglomération caennaise avec des prix plus modestes. Ajoutons que 92% des acheteurs de terrains proviennent du département du Calvados et 50 % du territoire de Pré-Bocage Intercom.

 

2.5 UNE IDENTITÉ PAYSAGÈRE A PRÉSERVER

Pré-Bocage Intercom est un territoire composé de vallées, boisements, bocage, vergers, paysages d’eau et espaces de grandes cultures. Depuis plusieurs années, de plus en plus de haies bocagères sont supprimées pour l’agrandissement des labours. À cela s’ajoute le manque d’entretien des haies existantes et la faible valorisation des scènes d’eau, malgré le potentiel qu’elles représentent. Il devient donc nécessaire de pouvoir valoriser l’environnement du territoire tout en le développant et en l’aménageant. Enfin, le territoire du Pré-Bocage compte plusieurs sites à valeur écologique (Seulles, l’Aure, l’Odon). Il est donc nécessaire de prioriser les actions environnementales en lien notamment avec la place de l’agriculture sur le territoire.

La nécessité de rendre cohérent l’espace urbain, la construction et les logements

L’attractivité résidentielle et l’augmentation de la construction de zones pavillonnaires, mènent peu à peu à la perte de l’identité paysagère et urbaine du territoire.

Les patrimoines vernaculaire et de la reconstruction, qui font la caractéristique du territoire, peinent à être mis en valeur. Pré-Bocage Intercom, dans le cadre des PLUi (Plan Locaux d’Urbanisme intercommunaux) et du Plan paysage, mène une réflexion avec les communes pour valoriser et développer l’identité du territoire.

De plus, il n’y a généralement pas de transition entre les zones pavillonnaires et les espaces agricoles, zones qui ont tendance à allonger les silhouettes urbaines le long des axes de communication. Il est nécessaire de maîtriser la consommation de l’espace afin de garder une cohérence territoriale.

La consommation d’espace pour le logement s’élève aujourd’hui à 23,7 hectares par an, avec environ six logements par hectare. Entre 2000 et 2012, 39% des terrains vendus ont vocation à devenir des logements individuels, c’est-à-dire des maisons. Actuellement, 93% de la construction est composée de ce type de logement. Parmi eux, les résidences principales sont de 90%, dont 69% sont des propriétaires et 28% des locataires.

Les logements sociaux sont eux concentrés sur les communes de Villers-Bocage, Les Monts-d’Aunay (Aunay-sur-Odon) et Caumont-sur-Aure (Caumont-l’Eventé).

La consommation d’espace ou plutôt la mise en place d’un développement du territoire économie en surfaces agricoles est au cœur du projet du Scot approuvé en 2016. (Diminution de 50 % de la consommation d’espace par rapport aux années antérieures).