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SOUS-MENU

Etat des lieux des cours d’eau : Ajon et Douvette

Contexte

L’Odon draine un bassin versant de 220km2.

Son réseau hydrographique comprend 175km de cours d’eau dont seulement 57km pour le cours principal de l’Odon.

Les 118km restant sont donc essentiellement des petits cours d’eau affluents de l’Odon.

Ces petits cours d’eau prennent leurs sources sur les têtes de bassins. Il s’agit des points haut du bassin versant.

Ces zones sont très importantes dans le cycle de l’eau puisqu’elles alimentent les premiers cours d’eau grâce aux ruissellements, aux précipitations et apports de la nappe

Des services inestimables

Les têtes de bassins rendent de nombreux services à titre gratuit appelé « services écosystémiques » :

  • Epuration de l’eau (infiltration, zones humides)
  • Fonction biologique (zone de reproduction, de refuge pour la faune et la flore)
  • Rôle hydrologique (détermine quantitativement et qualitativement la ressource en eau)
  • Régulation de la température de l’eau
  • Régulation des inondations

La préservation, la restauration et le maintien en bon état de ces têtes de bassins est d’une importance capitale pour la sauvegarde de la ressource en eau. Il s’agit-là des objectifs fixés par la Directive Cadre sur l’Eau (DCE)

Des milieux fragiles

La facilité d’intervention sur ces cours d’eau de petites tailles leurs a valu d’être fortement modifiés par les activités humaines. Ces petits hydrosystèmes sont très sensibles aux altérations qui nuisent à leurs fonctionnalités.

Un programme pluriannuel de restauration et d’entretien des cours d’eau du bassin versant de l’Odon est mis en œuvre par les collectivités territoriales depuis 2018 pour une durée de 5 années.

Son but : améliorer la qualité de l’eau et du milieu aquatique

 

Les principales altérations sur les affluents de l’Odon sont identifiées comme étant :

1) le piétinement bovin qui induit :

  • Une érosion des berges
  • Une atteinte au lit de la rivière (pollution, élargissement du lit, colmatage etc)
  • Une dégradation de la qualité physico-chimique des eaux ainsi qu’une augmentation de la température

2) le manque d’entretien de la végétation :

  • Création d’encombres (perturbe les écoulements)
  • Ensoleillement inexistant (préjudiciable à la vie aquatique)
  • Végétation peu diversifiée

3) la rupture de la continuité écologique et sédimentaire (passage busé, dalot de pont, ouvrage ancien)

  • Obstacles à la circulation des sédiments et de certaines espèces piscicoles
  • Perturbation du milieu en amont de l’ouvrage

Dans certains cas, des altérations liées aux opérations de déplacement et recalibrage des cours d’eau.

De la vie dans vos cours d’eau

Les prospections de terrain qui ont lieu depuis le début du mois de mai ont permis l’observation de plusieurs espèces aquatiques comme la Loche franche, le Chabot commun ou encore la Truite fario dont la reproduction est avérée pour l’année 2019 sur certains affluents de l’Odon comme la Douvette, l’Ajon, le ruisseau de l’Orgueil, de la vallée, et de la Rette (affluents de l’Ajon).

Sur la commune de Bonnemaison, en amont de la Douvette, des Lamproies de Planer ont pu être filmés en pleine reproduction

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